Choisir ses soins thermaux en fonction de ses pathologies
La but de toute cure thermale est avant tout de soigner une ou plusieurs pathologies clairement définies. L’objet est bel et bien thérapeutique. Si la composition de l’eau et sa température jouent un rôle certain dans le traitement des différentes affections, les soins qui vous seront prodigués entrent également en compte. En effet, selon vos soucis médicaux, vous avez besoin de soins spécifiques et adaptés, exécutés bien sûr par un professionnel. Pour avoir une idée de ce qui vous attends, suivez le guide !

Des soins spécifiques adaptés à une affection précise
Cures et soins thermaux sont recommandés si vous souffrez des pathologies suivantes: rhumatismes, troubles digestifs, problèmes respiratoires, cardio-vasculaires ou veineux, affections buccales, etc…. C’est dire si l’offre de soin est variée ! Pour s’y retrouver, le premier réflexe est de demander l’avis de votre médecin traitant. Ainsi bien renesigné, vous pouvez vous lancer et choisir la cure qui vous convient !
La cure thermale, un moyen de soigner les rhumatismes pour la moitié des patients
Plus de la moitié des curistes souhaitent soigner leurs rhumatismes grâce aux soins thermaux. C’est surtout l’arthrose, qui touche plusieurs millions de personnes en France, que l’on cherche avant tout à traiter. En effet, l’eau chaude, et notamment l’eau chaude souffrée, amondrit les douleurs, calme les crampes et autres contractures si désagréables. En outre, l’utilisation d’eau chaude joue un rôle sur les articulations, qu’elle assouplit sensiblement. D’autant plus que la composition de l’eau souffrée permet de prévenir les rhumatismes et intervient rapidement dans le soulagement de la douleur. Les soins qui vous seront dispensés seront multiples et variés: massages, bains de boue, bains de vapeur, etc…..
Soigner les pathologies respiratoires avec la cure thermale
C’est les pathologies touchant les affections des voies respiratoires, et donc touchant le nez, la gorge, les oreilles et les bronches qu’un curiste sur quatre vient soigner. La plupart d’entre eux sont des enfants pour lesquels on note une très nette amélioration de l’état général à l’issue d’une cure. Les maladies chroniques ou à répétition y sont traitées : otites, sinusites, rhinites, pharyngites et bronchites. L’origine peut être également allergique : il s’agira de l’asthme ou du rhume des foins. La cure est indiquée lorsque les médicaments ne viennent pas à bout de l’infection ou lorsque celle-ci est sujette aux fréquentes rechutes. Dans tous les cas, l’on utilisera des eaux soufrées ou des eaux bicarbonatées sodiques. Les soins seront très spécifiques, l’objectif étant de mettre en contact l’eau ou le gaz thermal avec la muqueuse respiratoire : cure de boissons, bains et douches, inhalations vapeurs et aérosols, lavages de la gorge ou des amygdales, pharyngés, lavages du nez et des sinus avec une eau salée, insufflations tubaires au niveau de la trompe d’Eustache, séances de vaporarium (salle remplie de vapeur). Le traitement pourra également consister en des séances de rééducation respiratoire et des draînages bronchiques.
Une cure pour soigner les affections des muqueuses
Les affections des muqueuses bucco-linguales font par ailleurs l’objet de nouvelles cures très efficaces pour tous ceux qui souffrent de parodontopathies (gingivites, déchaussements dentaires), de mycoses buccales, d’inflammation de la langue ou de sensations anormales à ce niveau.
Soigner les problèmes dermatologiques par le thermalisme
La peau est bien sûr une des principale patiente des centres thermaux avec tout son cortège de soucis dermatologiques : eczéma atopique, psoriasis, cicatrices hypertrophiques, rosacée rebelle, prurits et séquelles de brûlures. Les eaux devront être adoucissantes, voire sulfurées, utilisées sous forme de bains, de pulvérisations faciales ou sur l’ensemble du corps, des enveloppements de crème sous film plastique, avec des massages assouplissants en immersion. Le soin le plus courant sera la douche filiforme qui a pour but de diriger, sous pression réglable, un jet très fin sur les lésions concernées. Ses vertus : le soulagement des douleurs et des démangeaisons, l’accélération du processus de cicatrisation et l’assouplissement des rétractions dues aux cicatrices. Les soins seront de toute évidence accompagnés d’un soutien psychologique visant à revaloriser l’image de soi, la plupart de ces curistes présentant des symptômes de dépréciation personnelle. Il sera également fréquent de se voir proposer des séances visant à apprendre à se maquiller et à camoufler ses petites ou grandes imperfections.

Les soins thermaux pour soulager les douleurs gynécologiques
Les douleurs gynécologiques sont très représentées. Il s’agira de douleurs pelviennes post-opératoires, aux douleurs dues aux règles ou lors de rapports sexuels et/ou rebelles à certains traitements, mais aussi conséquentes à la ménopause ou à certaines suites de salpingite. Les soins s’axeront autour d’irrigations vaginales à l’eau chaude (40°) la plupart du temps en bains de siège, de pulvérisations d’eau minérale sur le col utérin, de mèches de gaze imbibées d’eau minérale à visée décongestionnante que l’on introduira dans le vagin, de compresses de boue thermale et abdominales. Il va de soi que la cure ne pourra être effectuée en phase aigüe d’infection ou en cas de mycoses génitales associées.
Troubles digestifs et cures thermales
L’appareil digestif est bien sûr aussi concerné : les cures de boissons seront couplées à des soins et à une rééducation nutritionnelle du patient qui viendra en cure pour des troubles digestifs fonctionnels et sans cause organique identifiée tels l’obésité, les colites ou rectocolites inflammatoires, les constipations sévères ou les troubles hépatiques. Il pourra s’agir d’affections liées à des troubles métaboliques : surpoids consécutif au diabète ou à l’hyperlipidémie. Sont en revanche « interdits » de cure les crises de goutte, coliques néphrétiques récentes ou insuffisances rénales. Pour accompagner les boissons, bases essentielles de la cure, l’on fera appel à des soins techniques tels que la douche intestinale ou le goutte à goutte rectal. En cas d’excès de poids, l’on y associera des dynamiques de groupe permettant la rééducation du comportement alimentaire, la mise en place d’un régime adapté et un soutien somme toute psychologique.
Les bienfaits de l’eau sur les problèmes veineux
Tout ce qui a trait à la veine peut également être traité en cure thermale. La phlébologie regroupe notamment toutes les insuffisances veineuses à l’origine des jambes lourdes, des crampes et des fourmillements. L’indication majeure sera le traitement des séquelles de phlébite, généralement 4 mois après l’accident. La maladie variqueuse arrivera en second plan avec ses troubles cutanées : eczéma, ulcère variqueux, hypodermite. Suivront les jambes lourdes et les crampes qui, traités à leur début, n’en seront que plus allégées. Il pourra aussi s’agir d’indications à la fois veineuses et gynécologiques telle que le lymphoedème présentant des jambes et des bras gonflés. Les soins : bains de siège et carbogazeux, aérobains, bains de boues, douches, massages, associés à des couloirs de marche ou piscines de déambulation dans lesquelles l’on marchera à contre-courant. Le draînage manuel des stases veineuses sera le soin par excellence : pratiqué dans le bain, l’effleurage des membres inférieurs permettra de décongestionner, d’assouplir les tissus et de diminuer la douleur.

Lutter contre les maladies cardio-vasculaires grâce aux cures thermales et aux soins thermaux
De même, plus tôt les pathologies cardio-vasculaires bénéficieront d’une cure thermale, plus les résultats seront satisfaisants. Il s’agira de l’artérite des membres inférieurs avant le stade des douleurs permanentes, de l’hypertension, de l’angine de poitrine, de problèmes circulatoires aux extrémités. Parmi les soins les plus courants : bains, douches locales, couloirs de marche. L’eau la plus utilisée dans ces cas étant une eau riche en gaz carbonique.
Contre les troubles neurologiques, la cure peut vous aider
Des hospitalisations en moyen séjour existent par ailleurs pour les troubles neurologiques : l’on y mettra à profit les propriétés apaisantes des eaux de sources pour combattre la raideur et la rétraction des tendons, notamment en cas de douleurs rebelles telles que névrites, polynévrites (inflammation des nerfs), douleurs suite à des amputations ou plus simplement séquelles d’un zona. L’on y traitera bien sûr toutes les suites et handicaps liés à l’hémiplégie, la paraplégie et la sclérose en plaques.
Enfin, les affections psychosomatiques font partie des maladies modernes que la cure thermale peut aisément soulager : anxiété, spasmophilie, troubles du sommeil avec abus de médicaments, fatigues chroniques, somatisations diverses, phobies, obsessions … Dans ce cas, l’hydrothérapie localisée aux régions de somatisation sera associée à des séances de relaxation, avec une eau à effet soit tonique soit apaisant.



Madame , monsieur
suite à votre article dans les nouvelles esthétiques sur les cures post cancer du sein, je serais intéressée pour recevoir vos documentations afin de les proposer à mes patientes en oncologie
mes coordonnés
Mme Elsen Marie-Thérèse
socio esthéticienne 19, rue Labat
83300 Draguignan
Tel: 06.10.27.47.87
Cordialement